Comment est-il possible qu’en France, en l’an deux mille quatorze,
un jeune homme épris de botanique et amoureux de la nature puisse mourir
sous la mitraille d’engins de guerre. Rémi
Fraisse n’avait que le tort de s’opposer avec des milliers d’autres à
la construction d’un barrage dont l’utilité est contestée jusque dans
les bureaux du ministère de l’environnement. Alors
pourquoi ? Pourquoi cette violence ? Qui a donné l’ordre de tirer
ainsi dans le dos d’un jeune homme pacifique au grand cœur ? Nous
demandons la clarté sur la chaine de
commandement qui a conduit à cette tragédie ! Que dit cet
insupportable drame de notre société, et des pratiques politiques ?
N’a-t-on pas à méditer sérieusement et collectivement
sur l’engrenage qui a conduit les forces de l’ordre à tuer un jeune
militant de l’environnement ? Un jeune partie prenante de ces nouvelles
mobilisations qui, des places de Tunisie et
de Turquie des Etats-Unis au Burkina-Faso appellent un monde
nouveau ; partie prenante de ces nouvelles générations de plus en plus
conscientes du voile jeté par les pouvoirs
institués sur la vraie dette qui se creuse à l’égard des générations
futures : la dette écologique.
Section locale : 30 Rue Soubeyran 04100 MANOSQUE Tél : 04 92 72 12 72 Mail : pcf.manosque@gmail.com
vendredi 7 novembre 2014
SNCM : le coup de grâce peut être évité - Jean-Marc Coppola
La direction de Transdev vient de provoquer le dépôt de bilan de la SNCM et sa mise en redressement judiciaire.
En
demandant à la compagnie maritime de lui rembourser 103 millions
d’euros de prêts accordés dans le cadre d’une avance de
trésorerie, son principal actionnaire a décidé de saborder
l’entreprise, de sacrifier les emplois qui en dépendent et les familles
qui lui sont liées.
Ce
meurtre prémédité a des complices de choix : le président de la
République et le gouvernement. Messieurs Hollande, Valls
et le secrétaire d’Etat Vidalies ne pourront plus verser leurs
larmes de crocodiles socialistes puisque ce sont ouvertement eux qui
désormais tuent l’emploi dans le pays et fabriquent du
chômage.
Si
le processus va jusqu’au bout – c’est-à-dire la liquidation – les
conséquences seront dramatiques pour l’économie
marseillaise et de la Région, pour la stabilité de milliers de vies
humaines, pour le climat politique qui alimente chaque jour le
désespoir, le dégoût et le populisme.
Je demande au gouvernement d’en prendre toute la mesure et d’agir, cette fois, pour l’intérêt général et non celui de la
finance.
mercredi 5 novembre 2014
Lucien Sève. « La chance d’avoir la Marseillaise »
Tribune. Le philosophe Lucien Sève se souvient de ses années
à Marseille dans les années 60 et de sa rencontre avec notre journal
auquel il est toujours resté attaché. Il témoigne.
Il y a de ça soixante ans, j’étais professeur de philosophie à Bordeaux, loin du Sud-Est où vivait toute ma famille.
Pour la rentrée 1957, j’obtins d’être muté à Marseille, au Lycée
Saint-Charles, où j’ai enseigné jusqu’en 1970. Venant d’une ville où
n’existait nul quotidien de vraie gauche, je n’ai pas tardé à mesurer la
chance des Provençaux d’avoir la Marseillaise.
1958, c'est l’année où la guerre d’Algérie précipita la fin de la IVe
République et le passage brutal à la Ve. Avec un de Gaulle qui n’était
plus celui de la Résistance et la Libération, mais sous le képi duquel
se précipitait au pouvoir une droite agressive. Que le nouveau Président
fût de Gaulle semait néanmoins une confusion extrême. Durant toute
cette époque agitée, la Marseillaise fut d’un apport inappréciable pour
aider le lecteur à bien repérer sa gauche et sa droite – un repérage
dont aujourd’hui aussi le besoin est criant…
Ces nuits passées à monter la garde pour défendre le journal
Pierre Dharréville. « Pas de République à plusieurs vitesses »
Pour un nouvel élan démocratique donnons la Parole au Peuple.
Signez et faites signer l'appel. Cliquer ci-dessous
Pour un référendum sur la réforme territoriale en cours
Pour un référendum sur la réforme territoriale en cours
En charge du secteur République, démocratie, institutions à la direction nationale du PCF, Pierre Dharréville dénonce une réforme marquée par une logique libérale-austéritaire.
La Marseillaise. La réforme territoriale est de plus en plus illisible pour le grand public. Quelle logique la sous-tend selon vous ?
dimanche 2 novembre 2014
Ditanyè (l’Hymne de la Victoire) - Hymne national du Burkina Faso
Ditanyè (l’Hymne de la Victoire), aussi appelé Une seule nuit, est l’hymne national du Burkina Faso. Composé de quatre strophes, il a été écrit par Thomas Sankara
et composé par Patrick Gomdaogo Ilboudo, pendant la présidence
de Thomas Sankara, et adopté en 1984. Il remplace l’Hymne voltaïque, qui
avait été adopté lors de l’indépendance de la République de
Haute-Volta, lorsque celle-ci prend le nom de Burkina Faso.
Paroles
I. Contre la férule humiliante il y a déjà mille ans,
La rapacité venue de loin les asservir il y a cent ans.
Contre la cynique malice métamorphosée
En néocolonialisme et ses petits servants locaux
Beaucoup flanchèrent et certains résistèrent.
Mais les échecs, les succès, la sueur, le sang
Ont fortifié notre peuple courageux et fertilisé sa lutte héroïque.
La rapacité venue de loin les asservir il y a cent ans.
Contre la cynique malice métamorphosée
En néocolonialisme et ses petits servants locaux
Beaucoup flanchèrent et certains résistèrent.
Mais les échecs, les succès, la sueur, le sang
Ont fortifié notre peuple courageux et fertilisé sa lutte héroïque.
Refrain:
Et une seule nuit a rassemblé en elle
L’histoire de tout un peuple.
Et une seule nuit a déclenché sa marche triomphale:
Vers l’horizon du bonheur.
Une seule nuit a réconcilié notre peuple
Avec tous les peuples du monde,
À la conquête de la liberté et du progrès
La Patrie ou la mort, nous vaincrons !
Et une seule nuit a rassemblé en elle
L’histoire de tout un peuple.
Et une seule nuit a déclenché sa marche triomphale:
Vers l’horizon du bonheur.
Une seule nuit a réconcilié notre peuple
Avec tous les peuples du monde,
À la conquête de la liberté et du progrès
La Patrie ou la mort, nous vaincrons !
II. Nourris à la source vive de la Révolution.
Les engagés volontaires de la liberté et de la paix
Dans l’énergie nocturne et salutaire du 4 août
N’avaient pas que les armes à la main, mais aussi et surtout
La flamme au cœur pour légitimement libérer
Le Faso à jamais des fers de tous ceux qui,
Çà et là, en polluaient l’âme sacrée de l’indépendance, de la souveraineté.
Les engagés volontaires de la liberté et de la paix
Dans l’énergie nocturne et salutaire du 4 août
N’avaient pas que les armes à la main, mais aussi et surtout
La flamme au cœur pour légitimement libérer
Le Faso à jamais des fers de tous ceux qui,
Çà et là, en polluaient l’âme sacrée de l’indépendance, de la souveraineté.
“Refrain”
III. Et céans désormais en sa dignité recouvrée
L’amour et l’honneur en partage avec l’humanité,
Le peuple du Burkina chante un hymne à la victoire,
À la gloire du travail libérateur, émancipateur.
A bas l’exploitation de l’homme par l’homme !
Hé en avant pour le bonheur de tout homme,
Par tous les hommes aujourd’hui et demain, par tous les hommes ici et pour toujours !
L’amour et l’honneur en partage avec l’humanité,
Le peuple du Burkina chante un hymne à la victoire,
À la gloire du travail libérateur, émancipateur.
A bas l’exploitation de l’homme par l’homme !
Hé en avant pour le bonheur de tout homme,
Par tous les hommes aujourd’hui et demain, par tous les hommes ici et pour toujours !
“Refrain”
IV. Révolution populaire notre sève nourricière.
Maternité immortelle du progrès à visage d’homme.
Foyer éternel de démocratie consensuelle,
Où enfin l’identité nationale a droit de cité,
Où pour toujours l’injustice perd ses quartiers,
Et où, des mains des bâtisseurs d’un monde radieux
Mûrissent partout les moissons de vœux patriotiques, brillent les soleils infinis de joie.
Maternité immortelle du progrès à visage d’homme.
Foyer éternel de démocratie consensuelle,
Où enfin l’identité nationale a droit de cité,
Où pour toujours l’injustice perd ses quartiers,
Et où, des mains des bâtisseurs d’un monde radieux
Mûrissent partout les moissons de vœux patriotiques, brillent les soleils infinis de joie.
Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Ditany%C3%A8_%28l%27Hymne_de_la_Victoire%29
Pierre Gattaz en appelant la France à sortir de la convention de l'OIT, s'attaque à tous les droits des salariés
Le président du Medef, Pierre Gattaz, a proposé jeudi 30 octobre que la France sorte de la convention 158 de l'Organisation internationale du travail
(OIT), sous prétexte de « lever » la crainte de l'embauche chez les chefs d'entreprise. Or cette convention est très importante pour les travailleurs;
elle énumère les droits qui sont développés dans le Code du Travail français. Sur le fond, elle reprend et explicite des principes qui sont inscrit dans la déclaration des droits de l'homme, ainsi que dans le préambule de la constitution française.
Que dit la convention 158 de l'Organisation internationale du travail (OIT)
?
Dans son article 4, cette convention dit qu’ « Un travailleur ne devra pas être licencié sans qu'il existe un motif valable de licenciement lié à l'aptitude ou à la conduite du travailleur ou fondé sur les nécessités du fonctionnement de l'entreprise, de l'établissement ou du service. »
Dans son article 5, elle dit que « ne constituent pas des motifs valables de licenciement, notamment :
(a) l'affiliation syndicale ou la participation à des activités syndicales en dehors des heures de travail ou, avec le consentement de l'employeur, durant les heures de travail;
(b) le fait de solliciter, d'exercer ou d'avoir exercé un mandat de représentation des travailleurs;
(c) le fait d'avoir déposé une plainte ou participé à des procédures engagées contre un employeur en raison de violations alléguées de la législation, ou présenté un recours devant les autorités administratives compétentes;
(d) la race, la couleur, le sexe, l'état matrimonial, les responsabilités familiales, la grossesse, la religion, l'opinion politique, l'ascendance nationale ou l'origine sociale;
(e) l'absence du travail pendant le congé de maternité.
Dans son article 6, elle précise aussi :
« L'absence temporaire du travail en raison d'une maladie ou d'un accident ne devra pas constituer une raison valable de licenciement. » (...)
Dans son article 8 (PROCÉDURE DE RECOURS CONTRE LE LICENCIEMENT) il est dit :
« Un travailleur qui estime avoir fait l'objet d'une mesure de licenciement injustifiée aura le droit de recourir contre cette mesure devant un organisme impartial tel qu'un tribunal, un tribunal du travail, une commission d'arbitrage ou un arbitre. »
Enfin dans son article 11 (PRÉAVIS), la convention dit :
« Un travailleur qui va faire l'objet d'une mesure de licenciement aura droit à un préavis d'une durée raisonnable ou à une indemnité en tenant lieu, à moins qu'il ne se soit rendu coupable d'une faute grave, c'est-à-dire une faute de nature telle que l'on ne peut raisonnablement exiger de l'employeur qu'il continue à occuper ce travailleur pendant la période du préavis. »
On voit bien que se sont tous les conquis sociaux de deux siècles de luttes, qui sont dans le collimateur du patron des patrons, sous prétexte de « lever » la crainte de l'embauche chez les chefs d'entreprise. Ce sont toutes protections des travailleurs qui sont visées par le président du Medef, sous prétexte de permettre d’embaucher.
Source :http://www.cgt-dieppe.fr/article-pierre-gattaz-en-appelant-la-france-a-sortir-de-la-convention-de-l-oit-s-attaque-a-tous-les-droits-124909209.html
samedi 1 novembre 2014
Association Basses-Alpes 39-45 / Histoire & Mémoire (Résistance & Déportation)
Accéder au site en cliquant Ici
"La Résistance n'est pas seulement l'affaire de ceux et de celles qui la vécurent,
y participèrent, l'organisèrent. Bien au-delà du souvenir elle continue, de génération
en génération, à dispenser à tous son lucide enseignement".
Jean Marcenac, poète résistant.
y participèrent, l'organisèrent. Bien au-delà du souvenir elle continue, de génération
en génération, à dispenser à tous son lucide enseignement".
Jean Marcenac, poète résistant.
L'association (Loi de 1901) a
été créée en 2003. Depuis 2006 elle dispose
d'un local de travail à Manosque. Des études sont
entreprises à partir des documents et témoignages
recueillis auprès des acteurs et témoins de
l'époque ou de leurs familles sur l'Internement, la
Résistance, la Déportation et la Shoah, tels que ces
événements se sont déroulés dans le
département des Basses-Alpes (aujourd'hui
Alpes-de-Haute-Provence).
La transmission de cette mémoire
se fait, en direction de tous les publics, par des écrits, des
rencontres-débats, des expositions, des spectacles, des
randonnées sur les lieux des maquis, parachutages, combats.Des
partenariats se créent avec des associations, des
collectivités publiques, des offices de tourisme,
médiathèques, etc...
L'association a le soutien moral de nombreuses personnalités regroupées dans le Comité de Parrainage.
" Les temps viendront où l'on enseignera l'Histoire.
Il faut qu'on l'apprenne à nos enfants.
Qu'ils déclinent le mot "liberté" qui est la rose de la guerre.
Qu'ils la voient à vos doigts couleur d'aube s'effeuiller
Sur la France de mil neuf cent quarante trois.
Le soldat de Marathon sa course vient finir à vos genoux
Il vous passe le témoin et vous continuez".
Loys Masson, poète résistant.
Il faut qu'on l'apprenne à nos enfants.
Qu'ils déclinent le mot "liberté" qui est la rose de la guerre.
Qu'ils la voient à vos doigts couleur d'aube s'effeuiller
Sur la France de mil neuf cent quarante trois.
Le soldat de Marathon sa course vient finir à vos genoux
Il vous passe le témoin et vous continuez".
Loys Masson, poète résistant.
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La Résistance représente une image forte. Elle doit demeurer un
symbole et une référence pour les nouvelles
générations.
Cette épopée a été marquée par le courage d'hommes et de femmes, très jeunes parfois, qui n'ont pas hésité à se battre en dépit des menaces et des représailles.
Tous ont lutté pour des valeurs universelles comme les droits de l'homme, les libertés, l'indépendance nationale.
Ils et elles se sont engagés dans cette lutte inégale avec un sens poussé du devoir, dans le refus de la fatalité et la résignation.
C'est cette histoire, avec des exemples pris localement, que notre association s'efforce de transmettre sous diverses formes:
une revue périodique, des expositions, des rencontres, des spectacles, des débats, des itinéraires sur les lieux chargés d'histoire.
Cette épopée a été marquée par le courage d'hommes et de femmes, très jeunes parfois, qui n'ont pas hésité à se battre en dépit des menaces et des représailles.
Tous ont lutté pour des valeurs universelles comme les droits de l'homme, les libertés, l'indépendance nationale.
Ils et elles se sont engagés dans cette lutte inégale avec un sens poussé du devoir, dans le refus de la fatalité et la résignation.
C'est cette histoire, avec des exemples pris localement, que notre association s'efforce de transmettre sous diverses formes:
une revue périodique, des expositions, des rencontres, des spectacles, des débats, des itinéraires sur les lieux chargés d'histoire.
L’association est disponible pour intervenir à votre demande, auprès de classes de primaire, collège, lycée ; pour tous types de publics, à diverses occasions...
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L'association édite régulièrement une revue offerte aux adhérents. Les thèmes abordés sont variés ...
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L'association dispose
d'expositions qu'elle met à la disposition des associations,
enseignants, offices de tourisme, etc...
Des itinéraires sur les chemins de la
Résistance sont proposés aux marcheurs pour leur
permettre de découvrir des lieux de refuges, de maquis, de
parachutages, de combats et de drames
...
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L'association dispose de la collection de lettres (copies)de Lucien Sampaix à sa famille (80 lettres) envoyées depuis les camps et prisons où il fut interné de décembre 1939 au 15 décembre 1941, jour de son exécution à Caen ainsi qu'une exposition sur les camps d'Internement en France.
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