samedi 10 janvier 2015

Grèce : Rendons-leur la démocratie ! (Troïka basta !) - Pétition

Pétition en ligne en cliquant ci-après : http://troikabasta.wesign.it/fr

Dans un contexte où les mauvais coups se multiplient en Grèce (corruption de députés, désinformation, restriction des libertés démocratiques…) pour empêcher la victoire possible du mouvement de gauche Syriza aux élections législatives prévues le 25 janvier, voilà que le FMI annonce la suspension de son « aide » et que le commissaire européen à l'économie Pierre Moscovici s'adresse directement aux électeurs grecs pour leur dire dans quel sens voter. Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne, déclare quant à lui qu'il "n'aimerait pas que des forces extrêmes arrivent au pouvoir" à Athènes. En Allemagne, le ministre des Finances Wolfgang Schaüble réaffirme au passage qu'il n'y a "aucune alternative" aux réformes conduites en Grèce. Les agences de notation commencent à menacer de dégrader – est-il encore possible ! - la note de l'économie grecque. Dans la presse européenne, on s'emploie à diffuser la peur du changement afin de dissuader les peuples de l'Union de se tourner vers des formations politiques progressistes proposant le même type de rupture économique que Syriza.

Il est vrai qu'une victoire de Syriza en Grèce pourrait remettre en cause pour l'ensemble de l'Union européenne les politiques d'austérité imposées par la Troïka (banque européenne, commission européenne et FMI) aux peuples contre leur volonté : comme le montrent les manifestations massives au Portugal, en Espagne et plus récemment en Italie, ou la grève générale en Belgique, ne passe plus l'injonction de rembourser aux détenteurs de capitaux des dettes illégitimes au prix de la destruction d'un modèle social qui permettait d'atténuer les maux du capitalisme et de pointer qu'une autre logique est possible. Devant cette menace pour leurs intérêts – l'exemple islandais les inquiète encore - les serviteurs de la finance en Europe sont prêts à tous les chantages pour confisquer la démocratie en Grèce et ailleurs. Eux qui laissent museler les libertés dans la Hongrie de Victor Orban au nom du respect du suffrage universel trouvent cette fois légitime de s'ingérer dans la vie politique intérieure d'un État : la préservation des intérêts des banques et des multinationales leur est plus importante que la défense des libertés !

C'est au peuple grec, père de la démocratie mais aujourd'hui martyr de l'austérité, de décider souverainement de son avenir. Nous, citoyens et citoyennes d'Europe, exigeons des institutions financières internationales, des agences de notations comme des autorités européennes qu'elles cessent immédiatement leurs pressions indignes. Ce n'est pas aux institutions européennes actuelles et à la finance de dicter aux peuples ce qu'ils doivent voter ! L'austérité est un choix politique qu'ils doivent pouvoir rejeter démocratiquement ! Nous faisons chorus avec les dirigeants de Syriza pour dire que le problème de la Grèce est celui de toute l'Europe et que ce qui s'y joue pourrait sonner le début d'une nouvelle aventure européenne.

Nous, citoyens et citoyennes d'Europe disons au peuple grec : n'ayez pas peur, comptez sur nous, nous sommes à vos côtés. Notre Europe n'est pas la leur ; elle est la vôtre.

FDG 04 : Rencontre publique le vendredi 16 janvier 2014 - Pour des Alpes Citoyennes

Les 22 et 29 mars 2015 auront lieu les élections cantonales, rebaptisées départementales pour cause de réforme territoriale.

Le Front de Gauche souhaite à l’occasion de ce scrutin mobiliser largement les citoyens opposés à la politique actuelle d’austérité et de régression sociale. Les choix économiques du gouvernement Valls, délibérément orientés dans le sens des coupes budgétaires, portent dès l’année 2015 une réduction des dotations aux collectivités locales à hauteur de 12 milliards d’euros. Cette politique irresponsable, qui tourne le dos au redémarrage indispensable de l’activité va entrainer à terme une paralysie de l’économie de nos territoires.

Le Front de Gauche entend porter pour notre département des propositions en rupture avec cette politique, il entend ouvrir le débat autour de ses propositions, être à l’écoute des aspirations de chacun. Ainsi le programme porté par le FDG pourra ainsi être co-élaboré avec le plus grand nombre.

C’est ainsi que vous êtes invités à notre première réunion du bassin Manosquin, le vendredi 16 janvier à 18h, (voir pièces jointes) qui regroupera les 3 cantons de Manosque, voire au-delà. 

Ciné - Débat : MJC MANOSQUE - Mardi 20 Janvier à 20h - "Des étrangers dans la ville"



Rassemblement ce samedi 10/01/2014 à Manosque, Digne et Saint-Auban - "Charlie-Hebdo"

COMMUNIQUE de PRESSE - FRONT DE GAUCHE 04
 
Aujourd'hui, jeudi 8 janvier, la coordination départementale 04 du Front de gauche (Ensemble, Parti Communiste Français, Parti de Gauche) appelle, ainsi que de nombreuses organisations démocratiques, à des rassemblements d'indignation et d'hommage aux victimes de l'équipe du journal Charlie-Hebdo à venir exprimer leur profonde tristesse et leur colère ce samedi 10 janvier à :

DIGNE : RDV à 10h00 place du Tampinet.
MANOSQUE : RDV à 11h00 porte Saunerie.
SAINT AUBAN : RDV à 11h00 place Péchiney à partir.


Le massacre dont a été victime la rédaction de Charlie-Hebdo nous plonge dans la stupeur : rien ne peut justifier une telle folie meurtrière. Cet acte odieux appelle une réponse nationale de grande ampleur.
Quand un journal est ainsi visé, quand des vies sont massacrées, dont la passion était l'information et la liberté d'expression, ce sont tous les démocrates qui sont visés.
Nos pensées vont aux victimes, à leurs familles et à leurs proches. C'est le monde de la caricature, de l'impertinence, de l'humour et de l'amour de la vie que les terroristes ont voulu faire taire.
L'heure est aujourd'hui à rassembler autour des valeurs républicaines le maximum de forces, de citoyennes et de citoyens. Par millions, exprimons partout dans le pays notre détermination à faire vivre les valeurs de liberté, d'égalité et de fraternité. Les prochains jours, permettront le rassemblement de la nation dans un esprit de grande confiance en l'intelligence de notre peuple. Nous appelons à refuser les amalgames et les stigmatisations, à rejeter fermement les appels à la haine et aux racismes. Nous ne laisserons pas le terrorisme dicter sa loi.

Le Front de Gauche 04

dimanche 4 janvier 2015

Projet Macron: en route pour l'esclavage ?

18 décembre 2014 | Par Richard ABAUZIT

Un tel projet ne doit pas seulement être analysé pour ce qu’il est, il faut aussi le traduire avec nos mots, tant depuis une trentaine d’années la syntaxe patronale a envahi lois, accords collectifs, médias et hélas de plus en plus souvent contaminé le discours des « partenaires sociaux ». Des licenciements pour motif économique aux plans de « sauvegarde de l’emploi » en passant par les plans « sociaux », du chômage partiel à l’ « activité partielle », de l’exploitation des travailleurs à la « compétitivité », des qualifications collectives aux « compétences » individuelles, du droit à la formation à l’obligation de « formation tout au long de la vie », des contrats de merde aux « contrats courts » ou « aidés », du revolver sur la tempe au « dialogue social », il est difficile d’échapper complètement au lavage de cerveau quotidien qui leur permet d’affirmer sans honte et sans grand risque d’être vraiment contredit que ce qui est noir est blanc.

Reste enfin la tactique qui consiste à mettre en avant, pour cacher le reste, ce qui fera discussion, en boucle, dans les médias : le travail du dimanche. Qu’on limitera ensuite volontiers à la question du nombre à la discrétion du maire (5 ou 12), ce qui permettra ensuite, en fonction du rapport de forces à trouver un nombre (7, 9 ?, déjà le projet déposé est passé de 12 à 7) qui apparaîtra comme un compromis et pourra laisser l’impression qu’il y a eu finalement beaucoup d’agitation pour rien.

D’où l’urgente nécessité de détailler ce « rien » en mettant en lumière une des dispositions du projet MACRON qu’aucun média n’a relevé, bien que le bureau national du PS ait été dûment alerté par Gérard Filoche : le projet déposé à l’Assemblée nationale prévoit rien de moins que de supprimer le droit du travail : il s’agit de la modification discrète de l’article 2064 du CODE CIVIL et de l’abrogation de l’article 24 de la loi n° 95-125 du 8 février 1995 relative à l’organisation des juridictions et à la procédure civile, pénale et administrative.

Au vu de la place de ces modifications dans le projet déposé à l’Assemblée nationale (Chapitre II DROIT DU TRAVAIL section I Justice prud'homale - article 83), l’interprétation de l’intention est peu douteuse : le « volontariat » des salariés pourrait désormais permettre à l’employeur de s'exonérer de la loi et des accords collectifs, du moment qu'avec le salarié ils règlent leurs litiges par convention entre eux !, les prud'hommes étant alors dessaisis.

C’est un retour à 1804.

Le droit du travail repose sur la réalité de l’exploitation des travailleurs qui, en langage juridique est nommée « subordination ». Le salarié est aux ordres, soumis à son employeur pour son embauche, son contrat, l’exécution de son contrat et son licenciement. L’exact contraire du droit civil dans lequel les deux parties sont à égalité. Il a donc été ajouté dans le code civil actuel que les contrats de travail étaient exclus de ce droit entre égaux, le code du travail servant précisément à limiter pour partie l’arbitraire patronal.

Le projet MACRON, sans qu’aucun média ne le soulève, abroge l’alinéa qui, dans le code civil, exclut les contrats de travail. Ce n’est ni plus ni moins que la suppression du droit du travail. Un retour au code Napoléon, et à la loi Le Chapelier : plus aucune entrave à la liberté d’exploiter. Il suffira au patron, pour chaque litige, d’obtenir « l’accord » du salarié et aucun juge, prud’homal ou non, ne pourra venir troubler cet « accord » au nom d’un quelconque droit du travail. Travailler le dimanche, la nuit, 12h par jour, 60h par semaine, pour un demi-SMIC…du moment que le salarié est « d’accord ».

A y regarder de près, cette incroyable tentative du gouvernement et du MEDEF n’est pas si nouvelle : elle est ici et là inscrite déjà dans de plus en plus nombreuses dispositions du droit du travail, qu’il s’agisse d’ « accords collectifs » signées par des organisations syndicales et/ou de lois : ainsi, dès décembre 1981, un accord collectif permettait de faire faire 12 h x 12 jours = 144 h à un salarié agricole avec son « accord », l’ANI du 11 janvier 2013 et la loi du 14 juin 2013 permettent de ne pas respecter le plancher de 24 h avec l’ « accord » du salarié. Et, pour le travail du dimanche, il serait, pour l’essentiel, réservé aux « volontaires ». Ce « volontariat », dont Gérard Filoche ne cesse de répéter qu’il n’existe pas en droit du travail, on en mesure toute l’irréalité quand l’ex présidente du MEDEF n’a pu trouver mieux que l’oxymore de « soumission volontaire ».

En 2015, changeons la politique !


En 2015, changeons la politique par CN-PCF

2015

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Pour libérer Mandela nous avons dû défier une puissance formidable: l' État sud-africain, sa puissance économique militaire, policière. Nous l'avons fait sans bien souvent savoir par où passerait le chemin de la réussite mais toujours avec la conviction que nous gagnerions un jour. Mandela fut libéré et l'Afrique du Sud commença à renaître.

Le vieux monde capitaliste nous apporte guerres, chômage, désastre écologique. Nous ne savons pas encore précisément comment se construira le monde communiste à naître, celui d'où seront bannies exploitation et domination, celui qui fraternel et en paix, procurera éducation, revenu et sécurité à chacun. Les chemins de sa construction sont encore incertains, les obstacles pour y parvenir semblent insurmontables, l'aventure peut paraître folle mais, comme pour la libération de Mandela, nous y arriverons si nous savons mettre notre engagement à la hauteur de l'enjeu.

2015 commence, n'attendons pas, faisons le premier pas, agissons car nous avons, chevillée au corps et au cœur, la conviction que, face aux convulsions du vieux système capitaliste, "le Communisme c'est la jeunesse du monde "

Enver