Section locale : 30 Rue Soubeyran 04100 MANOSQUE Tél : 04 92 72 12 72 Mail : pcf.manosque@gmail.com
dimanche 7 décembre 2014
Le révélateur Ferguson - Alain HAYOT (01/12/2014)
Mickael Brown 18 ans, Trayvor Martin 17 ans Tamir Rice 12 ans… La liste est longue, très longue des jeunes afro américains abattus par la police, 400 depuis une quinzaine d’années dans un pays où la statistique nous apprend qu’un jeune noir sur 3 fera un séjour en prison.
« Tuez-les avant
qu’ils ne grandissent », chante Bob Marley, vient de nous rappeler C.
Taubira au grand dam de C. Estrosi qui demande
des sanctions contre la garde des sceaux. Sans doute parce que comme
le poète du reggae, elle dit une vérité insupportable à entendre pour
le maire de Nice désormais abonné au discours
raciste.
Quelle vérité ?
Ferguson, banlieue noire et pauvre de Saint Louis est emblématique de la
société étatsunienne : le racisme,
officiellement dénoncé, n’en reste pas moins une réalité
quotidienne, un non-dit, une normalité intériorisée par les blancs.
Ceux-ci continuent de détenir l’essentiel des pouvoirs fédéraux et
locaux même quand les noirs sont majoritaires. Le jury qui a décidé
la non inculpation du policier blanc est composé à une grande majorité
de blancs et 90 % des policiers de Ferguson, cité
majoritairement noire, sont blancs.
Tribune - Alain BOLLA - 27/11/2014
Les élus du groupe front de gauche au nombre de dix sont investit
dans différentes commissions et groupes de travail.
Sans
faire un bilan de toutes nos actions, que chacun–e peut
retrouver par ailleurs, les questions des transports et de
l’activité économique sont structurantes pour tous les territoires de la
région.
Le
développement du transport public, sa gratuité comme élément
essentiel de réponse aux besoins de déplacements des populations, de
développement économique, et d’enjeux environnementaux est au cœur de
nos interventions et actions.
La
carte Zou est une première réponse de gratuité et de service pour
les 44000 jeunes de moins de 26 ans et leurs familles, mais il faut
aller beaucoup plus loin avec une conception nouvelle de l’accès aux
transports public comme élément
d’émancipation.
La
réouverture de lignes, comme Carnoules –Gardanne, qui n’apparait
pas rentable pour la SNCF ou encore l’Etat, est omni présente dans
la quasi-totalité des interventions faites en commission ou en séance
plénière.
Le vote de la majorité régionale sur une motion demandant la
réouverture de cette ligne à l’horizon 2020 a été un moment fort.
Depuis, l’Etat et la SNCF ont renoncé et placent la région et les
collectivités devant de nouvelles problématiques financières.
L’enjeu
de développement, nécessite que les financements soient
dégagés pour ré ouvrir cette ligne comme aussi par exemple celles de
dignes - st auban ou encore Draguignan - les arcs, qui sont de
véritables poumons pour les territoires
concernés.
Dans le même temps, l’engagement de notre groupe, pour une nouvelle
ligne ferroviaire est total en complémentarité avec le maillage de proximité!
Le soutien aux associations régionales qui ont pour but de développer
le service public de transport, dans leurs initiatives est là aussi sans faille!
Nos interventions portent aussi sur la situation faite à la SNCF par
les différents gouvernements qui se sont succédé.
Les
suppressions d’emplois, la dégradation des conditions de travail
remettent en cause directement la capacité de la SNCF à assurer ses
missions de service public, générant pour les usagers des désagréments
majeurs en termes de régularité, de fiabilité, de
conditions de voyages.
Nous
n’avons eu de cesse de dénoncer une telle situation sans jamais
perdre de vue que les réponses aux besoins de transport seront
apportées par un service public national développé et modernisé assuré
par l’opérateur historique qu’est la
SNCF.
La
libéralisation des transports au niveau européen engagée par les
votes des députés européens à l’exception des députés front de
gauche, ne va qu’accroitre encore les difficultés et augmenter les
tarifs.
En matière de développement économiques, la région paca s’est donné
de nombreux dispositifs d’aide aux entreprises, aux associations et à l’économie sociale et solidaire.
Pour
autant, les sommes importantes qui y sont injectées ne
permettent pas d’inverser les tendances en matière d’emploi et de
développement de l’activité et particulièrement de l’activité
industrielle.
Nous avons eu de grandes difficultés à avoir une évaluation des
différents dispositifs en termes d’emplois stables et de développement d’acticité.
Nos
actions portent sur la nécessité de permettre aux organisations
syndicales de salariés de participer à la gouvernance des différents
dispositifs, de conditionner les aides au regard de critères sociaux,
de placer l’emploi industriel, son développement au cœur
de l’efficacité de la politique économique régionale et de traiter
en urgence les situations dramatiques des entreprises en difficultés.
C’est
sur nos interventions qu’à eu lieu le forum régional sur
l’industrie et l’engagement de la région dans les études pour le
développement d’une filière de déconstruction des navires en fin de vie.
Mais aussi l’engagement de la région au coté des Fralib ou encore des
salariés de Nice matin.
Nous dénonçons les aides apportées par la région à des entreprises ou
aux CCI sans aucune visibilité en termes d’emplois et combattu celle apportées au patronat en tant qu’institution.
Un
patronat régional qui façonne notre territoire depuis des
décennies et qui est responsable des friches industrielles et des
mutations engagées qui ont amené la région dans la situation actuelle.
Une
région qui a des atouts industriels, touristiques et de services
certains et dont les financements publics pourraient aider à être
développés en synergie dans une démarche volontariste sur des critères
politiques et sociaux.
A quelques semaines du vote du dernier budget de la mandature, un
regard dans le rétroviseur s’impose pour évaluer nos actions et la politique régionale mise en œuvre.
Nous
pouvons dire que dans des budgets contraints par la baisse des
dotations de l’état d’abord sous Nicolas Sarkozy puis sous François
Hollande, les élus du groupe front de gauche n’ont pas à rougir de leurs
actions et bilans dans les différents
domaines.
Mais
les contraintes budgétaires imposées par l’état non seulement ne
permettent pas d’aller plus loin dans la lutte contre les inégalités
et dans le développement des politiques publiques solidaires, mais ont
tendances à les faire régresser.
Nos
partenaires de la majorité, socialistes et EELV, se refusant de
combattre l’austérité imposée par l’état et d’émettre un titre de
recette à son encontre, les marges de manœuvres deviennent de plus en
plus étroites.
Dans le même temps, les entreprises de la région PACA ont reçue
pour2014, 375 millions d’euros au titre du CICE.
Les
politiques régionales ne peuvent continuer à accompagner les
politiques nationales et celles des entreprises, elles doivent
innover dans leurs objectifs pour répondre aux enjeux de développement
durable, aux défis des mutations et de croissances nouvelles,
développant l’emploi et la formation.
Ce
qui guide notre action est la réponse aux besoins des populations
dans le cadre de l’intérêt général. C’est le combat d’une véritable
politique de gauche que nous menons au sein de la majorité régionale.
Sauvons la S.N.C.M. - Communiqué de Gaby Charroux,député communiste.
La SNCM vient d’être mise en redressement judiciaire par le tribunal de Commerce de Marseille.
C’est une décision lourde de conséquences pour le service public, pour l’emploi, pour le port de Marseille et la Corse.
Cette situation n’est pas le résultat d’une quelconque mauvaise gestion ou d’attitudes irresponsables des salariés et de leurs représentants.
C’est le fruit du gâchis de la privatisation décidée par le gouvernement U.M.P. de 2006 qui a vu des financiers s’engraisser sur le dos de la bête comme le démontre le rapport de la commission d’enquête de l’Assemblée Nationale sur la privatisation de la SNCM à laquelle j’ai participé.
C’est le fruit de la soumission de la France à la politique de la concurrence libre et non faussée qui permet à une compagnie low-cost qui ne respecte ni le droit social, ni la sécurité, ni l’environnement, d’attaquer devant l’Union Européenne des aides publiques destinées à assurer le service public de continuité territoriale.
C’est le fruit, enfin, des renoncements successifs du gouvernement sur le renouvellement de la flotte promis par François Hollande, sur le respect, en fait du plan industriel validé par les syndicats qui préservait l’avenir de la compagnie, du non respect de l’engagement à imposer le droit social du pavillon français de premier registre pour les activités de cabotage. Ce décret, écrit par le gouvernement qui aurait dû être publié depuis des mois est resté au fond d’un tiroir.
C’est une décision lourde de conséquences pour le service public, pour l’emploi, pour le port de Marseille et la Corse.
Cette situation n’est pas le résultat d’une quelconque mauvaise gestion ou d’attitudes irresponsables des salariés et de leurs représentants.
C’est le fruit du gâchis de la privatisation décidée par le gouvernement U.M.P. de 2006 qui a vu des financiers s’engraisser sur le dos de la bête comme le démontre le rapport de la commission d’enquête de l’Assemblée Nationale sur la privatisation de la SNCM à laquelle j’ai participé.
C’est le fruit de la soumission de la France à la politique de la concurrence libre et non faussée qui permet à une compagnie low-cost qui ne respecte ni le droit social, ni la sécurité, ni l’environnement, d’attaquer devant l’Union Européenne des aides publiques destinées à assurer le service public de continuité territoriale.
C’est le fruit, enfin, des renoncements successifs du gouvernement sur le renouvellement de la flotte promis par François Hollande, sur le respect, en fait du plan industriel validé par les syndicats qui préservait l’avenir de la compagnie, du non respect de l’engagement à imposer le droit social du pavillon français de premier registre pour les activités de cabotage. Ce décret, écrit par le gouvernement qui aurait dû être publié depuis des mois est resté au fond d’un tiroir.
La Revue du projet, n°41, novembre 2014
La Revue du projet, n°41, novembre 2014
La « Grande guerre » au scanner, ou les mille et une manières d'explorer cette boucherie fondatrice : la mutinerie, la finance, le profit, la classe ouvrière... et la Révolution, bien sûr.
A lire en cliquant ici
Inscription à :
Articles (Atom)




