Aujourd’hui, 5 novembre 2014, le
tribunal d’application des peines de Paris a rejeté la demande de
libération que Georges Ibrahim Abdallah avait formulée en mars
dernier.
La demande de Georges Abdallah a été
déclarée "irrecevable" au motif qu’il n'a pas fait préalablement l'objet
d'un arrêté d'expulsion. Le tribunal a également
rejeté la demande d’effectuer une année probatoire, préalable à une
libération, dans un établissement pénitentiaire plutôt qu'en régime de
semi-liberté ou sous surveillance électronique, sous
prétexte que Georges Abdallah n'a pas présenté de "projet" à l'appui
de sa demande.
Ce simulacre de justice confirme une
fois de plus le régime d’exception appliqué à Georges Abdallah depuis 30
ans ; il confirme que le maintien en prison de
Georges Abdallah est une décision politique de l’État français.
L’acharnement contre Georges
Abdallah, libérable depuis 1999, s’était déjà manifesté à deux reprises,
lorsque des décisions de justice favorables à sa libération
avaient été annulées sur appel du parquet, aux ordres du
gouvernement. En 2012, M. Valls, alors ministre de l’intérieur, avait
refusé de signer l’arrêté d’expulsion permettant à notre camarade de
rentrer dans son pays, le Liban. Les autorités de ce pays s’étaient
pourtant engagées à le rapatrier dès sa sortie de prison. Aujourd’hui,
c’est le nouveau ministre de l’intérieur, B. Cazeneuve,
qui refuse d’ordonner la mesure d’éloignement qui aurait rendu
recevable la demande de libération de Georges Abdallah.
F. Hollande et le gouvernement Valls
ont proclamé l’été dernier leur soutien à l’État d’Israël lors des
massacres de la population de Gaza. On ne peut donc
s’étonner que la complicité de l’impérialisme français avec le
sionisme et les États-Unis se traduise par l’opposition à toute
libération de Georges Abdallah.
Georges Abdallah reste un
militant communiste, anti-impérialiste et antisioniste. Il demeure un
résistant qui n’a ni regrets ni remords à exprimer pour le
combat qu’il a toujours mené et continuera de mener pour la justice
et la liberté, aux côtés des peuples opprimés, particulièrement le
peuple palestinien.
Comme de plus en plus de voix qui
s’élèvent dans notre pays et dans le monde entier, nous sommes fiers de
soutenir la cause de Georges Ibrahim Abdallah et nous
resterons mobilisés pour lui exprimer notre solidarité, jusqu’à sa
libération et son retour au Liban.
Le Collectif pour la libération de Georges Ibrahim Abdallah (CLGIA)
Paris, le 5 novembre 2014
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Georges Ibrahim Abdallah – Déclaration au procès du 26 février 1987




