dimanche 9 novembre 2014

Le gouvernement français décide de ne pas libérer Georges Ibrahim Abdallah - Collectif pour la libération de Georges Ibrahim Abdallah (CLGIA)

Aujourd’hui, 5 novembre 2014, le tribunal d’application des peines de Paris a rejeté la demande de libération que Georges Ibrahim Abdallah avait formulée en mars dernier.
La demande de Georges Abdallah a été déclarée "irrecevable" au motif qu’il n'a pas fait préalablement l'objet d'un arrêté d'expulsion. Le tribunal a également rejeté la demande d’effectuer une année probatoire, préalable à une libération, dans un établissement pénitentiaire plutôt qu'en régime de semi-liberté ou sous surveillance électronique, sous prétexte que Georges Abdallah n'a pas présenté de "projet" à l'appui de sa demande.
Ce simulacre de justice confirme une fois de plus le régime d’exception appliqué à Georges Abdallah depuis 30 ans ; il confirme que le maintien en prison de Georges Abdallah est une décision politique de l’État français.
L’acharnement contre Georges Abdallah, libérable depuis 1999, s’était déjà manifesté à deux reprises, lorsque des décisions de justice favorables à sa libération avaient été annulées sur appel du parquet, aux ordres du gouvernement. En 2012, M. Valls, alors ministre de l’intérieur, avait refusé de signer l’arrêté d’expulsion permettant à notre camarade de rentrer dans son pays, le Liban. Les autorités de ce pays s’étaient pourtant engagées à le rapatrier dès sa sortie de prison. Aujourd’hui, c’est le nouveau ministre de l’intérieur, B. Cazeneuve, qui refuse d’ordonner la mesure d’éloignement qui aurait rendu recevable la demande de libération de Georges Abdallah.
F. Hollande et le gouvernement Valls ont proclamé l’été dernier leur soutien à l’État d’Israël lors des massacres de la population de Gaza. On ne peut donc s’étonner que la complicité de l’impérialisme français avec le sionisme et les États-Unis se traduise par l’opposition à toute libération de Georges Abdallah.
Georges Abdallah reste un militant communiste, anti-impérialiste et antisioniste. Il demeure un résistant qui n’a ni regrets ni remords à exprimer pour le combat qu’il a toujours mené et continuera de mener pour la justice et la liberté, aux côtés des peuples opprimés, particulièrement le peuple palestinien.
Comme de plus en plus de voix qui s’élèvent dans notre pays et dans le monde entier, nous sommes fiers de soutenir la cause de Georges Ibrahim Abdallah et nous resterons mobilisés pour lui exprimer notre solidarité, jusqu’à sa libération et son retour au Liban.
 
Le Collectif pour la libération de Georges Ibrahim Abdallah (CLGIA) 
Paris, le 5 novembre 2014

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 Georges Ibrahim Abdallah – Déclaration au procès du 26 février 1987

SNCM : garantir l’intérêt général - La Marseillaise 05/11/2014


Si pour l’État, réformer c’est casser le service public, alors le combat des salariés de la compagnie maritime pour sauver le droit du travail français et la continuité territoriale est exemplaire.

Aller au tribunal, puisque l’actionnaire en a ainsi décidé. Mais pas sans garanties, puisqu’il existe encore des règles et des procédures à respecter. Notamment, le respect par l’État, les actionnaires et la direction, de la médiation dont la réunion du 18 novembre est la prolongation. Par ailleurs, le caractère « technique » de l’utilité d’un dépôt de bilan permettant d’échapper aux amendes européennes reste contestable. Une intervention de l’État au nom du bien public serait plus sûrement salvatrice.
Déposer le bilan au tribunal du commerce, les actionnaires et la direction de la SNCM y ont travaillé. Hier c’était fait. Reste au tribunal d’étudier si la requête est recevable. Ce choix « ne peut être favorable à la poursuite de l’activité de la compagnie et du service public de continuité territoriale » assure Michel Stefani, dans une question orale à l’Assemblée de Corse au nom des élus communistes et citoyens du Front de gauche, l’expérience permet en effet de penser que la commission européenne ne se contentera pas d’une pirouette technique ». Bien au contraire, l’élu corse reste convaincu que cette option laisse planer le spectre d’une liquidation.
 
Les élus Communistes interpellent le gouvernement
La liquidation judiciaire pourrait intervenir alors que la compagnie dispose de la garantie de 600 millions d’euros de compensation sur la DSP et qu’une réduction de 500 postes a préalablement été acceptée par les syndicats ? La mise en cession de paiement, anticipée, est artificielle et les conditions ne sont pas réunies. Ce qu’a démontré le CE lundi où les syndicats ont déposé une motion de défiance à l’encontre de leur direction et actionnaires, dont l’État. En effet, les 4 volets qui ont clairement défini en juillet dernier les objectifs de la médiation n’ont pas été étudiés.
« L’heure du dialogue a largement sonné », jauge Jean-Marc Simmarano, pour la CGT sédentaires, devant la préfecture dans le mouvement commun du secteur des Transports. « Le 18, nous ferons en sorte que les objectifs soient tenus, cette fois. » Pour Frédéric Alpozzo, secrétaire général du syndicat CGT des marins de Marseille : « Le gouvernement travaille avec les actionnaires à la casse du service public et à la mise en concurrence des salariés : c’est là tout le projet. Voilà un an qu’on demande la saisie de la Caisse des dépôts et consignations, il y a 15 jours, en commission des finances nous n’avons pas entendu Emmanuelli ni aucun député, sinon Gaby Charroux, interroger le rôle de la CDC dans notre dossier ».
Dans un communiqué commun, les élus communistes Charroux, Coppola, Bucchini, Stéfani, Dharréville et Charrier interpellent le gouvernement pour qu’il agisse « pour empêcher la vente à la découpe de la SNCM et s’assure du bon usage des 600 millions d’euros ». Ils invitent à la mobilisation via un comité de soutien pour que « Vive la SNCM et le service public ».
Myriam Guillaume

SNCM : question au gouvernement


SNCM Question au gouvernement (PCF) par TerreCorse

 SNCM : Nous n’acceptons pas l’impasse ultralibérale
 
La direction de la SNCM vient d’annoncer le dépôt de bilan. Ce choix est une provocation dont le gouvernement porte l’entière responsabilité.

Contrat de sécurisation professionnelle : le Medef veut faire des économies sur le dos des licenciés économiques !

Ce matin s’est tenue la deuxième séance de négociation sur le (CSP) Contrat de sécurisation professionnelle. Ce dispositif, à destination des salariés licenciés économiques des entreprises de moins de 1000 salariés a vocation de leur permettre un meilleur retour à l’emploi.

Trois piliers fondent le dispositif dans lequel les demandeurs d’emploi peuvent rester un an :
- un accompagnement renforcé ;
- un meilleur accès à la formation pouvant, si nécessaire, permettre une reconversion professionnelle ;
- une allocation adéquate pour permettre à la personne d’être entièrement consacrée à son retour à l’emploi.
Les résultats sont encourageants et montrent que les salaries passés par le CSP retrouvent plus facilement un emploi durable.
Or, les propositions faites par le Medef remettent fondamentalement en cause la logique du CSP et visent à faire des économies, tout en poussant le demandeur d’emploi à reprendre un emploi, quel qu’il soit, au plus vite.

Quand la droite parlementaire co-signe un projet de loi constitutionnelle avec l'extrême-droite! (Politis)

L’union de la droite avance. 

Trente-sept députés de droite, d’extrême droite et du soi-disant « centre » viennent de cosigner une proposition de loi constitutionnelle. Déposée la semaine dernière, cette dernière propose que le président de la République soit élu pour un mandat de sept ans non renouvelable, a annoncé mardi son premier signataire, Jean-Pierre Decool (UMP).
La proposition de loi constitutionnelle enregistrée sous le n° 2323 est notamment signée de Gilbert Collard (FN), Nicolas Dupont-Aignan (Debout la France), Yannick Favennec et Philippe Folliot (UDI), Julien Aubert, Lionnel Luca, Lionel Tardy et Jacques Pélissard (UMP).
Le septennat non renouvelable est une vieille proposition du FN. Jean-Marie Le Pen, alors président du FN, l’avait défendu ainsi en 2000 lors du référendum sur le quinquennat, pour lequel il avait appelé à voter « non » :
« Je suis pour le septennat non renouvelable qui permet d’empêcher la campagne électorale permanente que nous connaissons aujourd’hui entre le président et le Premier ministre à l’exclusion de tous les autres [à] La sagesse consiste à ne modifier que ce qu’il est indispensable de modifier. »
Elle figurait encore dans la « grande réforme institutionnelle » que proposait Marine Le Pen, lors de la campagne présidentielle de 2012.
Les cosignataires UMP, UDI, DLF partagent avec le FN un même souci : mettre le monarque républicain à l’abri des pressions, notamment électorales, privant ainsi les électeurs de la possibilité de le sanctionner. « Avec [le septennat non-renouvelable], le chef de l’État n’est plus soumis à la pression permanente du souci de sa réélection, et a de ce fait la capacité de prendre le recul nécessaire sur la politique et les réformes menées. De même, le gouvernement retrouve son rôle originellement prévu par la Constitution, et le Parlement sa force de contre-pouvoir législatif », argumente Jean-Pierre Decool dans un communiqué.
Lors de l’examen du projet de loi sur le mariage pour tous, des députés UMP et FN avaient déjà présenté des amendements communs, avec cette proposition de loi commune un nouveau pas dans la collaboration droite-extrême droite est franchi.

Consulter la proposition de loi en cliquant ici : http://www.assemblee-nationale.fr//14/propositions/pion2323.asp

Déclaration Association Départementale des Élus Communistes et Républicains des Alpes de Haute-Provence (ADECR 04) 31 octobre 2014


L'ADECR 04 dénonce les dispositions du projet de Loi de Finances pour 2015 qui contient de nombreux éléments qui vont mettre en difficulté à nouveau nos concitoyens dans leur vie quotidienne.

Ainsi, le choix est fait, dans le prolongement du discours de Manuel VALLS devant le MEDEF, de satisfaire en priorité et sans discernement les grandes entreprises et leurs actionnaires. Cela se traduit notamment par le choix de mettre à contribution les collectivités locales pour réduire le déficit de l'État, avec une baisse de leurs dotations de 11 milliards d’€ sur 3 ans (2015-2017) qui fait suite à la baisse de 1,5 milliards en 2014.

Quelque soit le gouvernement, cela fait des années qu'on nous rebat les oreilles avec les mêmes discours de diminution des dépenses publiques, de diminution des cotisations sociales des entreprises, de libéralisation du droit du travail. Pour quels résultats ? Pour se serrer encore plus la ceinture dans les années à venir, qu'il s'agisse des ménages ou des collectivités locales !

Les élus de l'ADECR s'élèvent avec force contre ce nouveau prélèvement insoutenable pour nos collectivités et nos concitoyens. Ce prélèvement est en effet :
incohérent parce que les collectivités locales qui ont réalisé depuis 30 ans ce qu'on attendait d'elles (infrastructures, équipements, services aux habitants, etc.) se trouvent aujourd'hui violemment pénalisées ;
arbitraire parce que les dotations de l'État aux collectivités correspondent à des compensations d'impôts supprimés ou à des transferts de charges consécutifs à des transferts de compétences.
insupportable parce que les collectivités n'ont pas de ʺtrésor cachéʺ sur lequel on peut prélever sans dommage. Les maires refusent de se voir imposer la hausse de la fiscalité locale et de l'endettement, comme l'État les y encourage indirectement ;
risqué pour la cohésion sociale et l'emploi parce que les services publics locaux et les services rendus aux habitants vont être inévitablement affectés et parce que l'investissement public (37 milliards pour le seul bloc communal) va baisser fortement, conduisant à une perte de dizaines de milliers d’emplois au niveau national, tout particulièrement dans le BTP. »
Nous demandons par conséquent au gouvernement de cesser de toute urgence de mettre en œuvre une politique libérale directement dictée par le monde de la finance et de replacer l'Humain au centre de la société et de l'économie. Cela passe notamment par le maintien des dotations à nos collectivités locales afin de préserver les services publics locaux et l'emploi.

ADECR 04, le 31 octobre 2014

Sainte-Tulle : l'écologie prétexte à la privatisation - La Marseillaise 06/11/2014

Luttes. Journée de mobilisation des agents des industries électriques et gazières en riposte aux effets néfastes de la loi sur la transition énergétique pour une croissance verte.

Grosse journée de mobilisation à l’usine de Sainte-Tulle (Alpes-de-Haute-Provence) ce mardi pour dénoncer la loi de transition énergétique actuellement en débat national, et surtout pour faire entendre la voix des travailleurs.
Jean-Luc Arnaud, délégué CGT a d’entrée situé les enjeux, à savoir « une loi qui n’est qu’un prétexte à un accord pré électoral entre le Parti socialiste et les Verts qui n’aborde à aucun moment la réponse aux besoins des citoyens en matière d’énergie, pas plus que les besoins de développement du secteur industriel. Des zones sont en situation déficitaires comme le Languedoc-Roussillon ».
Puis de commenter : « Cette loi est du vol car elle est construite sur les deniers publics comme les autoroutes qui ensuite sont passés dans le secteur privé. S’il en est de même pour l’énergie, c’est pour rembourser la dette. De plus cette loi est destructrice en termes d’emplois ».
Frédéric Pinatel de FO : « On se bat dans nos entreprises car nous sommes tous touchés par cette loi de transition énergétique, pas que pour nous, salariés mais pour tous les citoyens. Tous les élus ont une part de responsabilité dans une perspective d’ouverture au capital. Si les choses n’évoluent pas, nous irons beaucoup plus loin. Nous dénonçons cette loi gouvernementale, et diminuer le nucléaire est irréaliste. »

Parmi les interventions, l’argument de l’Allemagne qui a diminué sa part nucléaire au profit des éoliennes, mais qui en contrepartie a considérablement augmenté les émanations de CO2.
La lutte contre le réchauffement climatique est la priorité.